Jean Mouly

Ils · elles parlent de lui

Les textes lus lors de la cérémonie, et les mots écrits à la famille.

Adieu Papa

Frank, son fils

Jean. Tu nous as quittés bien soudainement. Ce n'est pas un reproche, mais c'est dur. Nous mesurons ce matin combien il va nous être difficile de vivre sans toi.

Nous avons tous une histoire différente avec toi. Mais les mots que nous utilisons pour évoquer nos souvenirs communs, pour dire qui tu étais, ces mots sont souvent les mêmes. Ce n'est pas un hasard. Permets-nous d'en utiliser quelques-uns pour nous rappeler ensemble qui tu étais.

Jean. Tu avais d'abord la simplicité de ce prénom. Nul calcul chez toi. Tu étais fait d'une seule pièce de bois. Un homme limpide comme tes yeux. Ta parole donnée était une chose certaine. Ton amitié aussi. Du granit.

Que dire d'essentiel ?

Certains aiment la vie. Toi tu l'aimais aussi, mais avant tout tu aimais « ce qui vit ». « Ce qui lutte et se bat », disait Ferrat. Et si tu admirais la force des plus belles orchidées, auxquelles tu accordais tant d'attention, tu prenais peut-être plus de soin encore à donner un coup de main aux êtres les plus fragiles, pour passer un mauvais cap. La moindre des plantes, la plus petite coccinelle était à tes yeux une petite merveille dont il fallait prendre soin. Et pour les êtres humains, il en allait de même. Méfiant envers les puissants, ton attention allait toujours aux moindres. Aux discrets, aux modestes.

Par où commencer ?

La montagne, évidemment. Même si tu as su aussi te faire marin, pêcheur implacable au large du Trégor breton, ton univers c'était la montagne. Tu avais la passion de ce qui élève, le goût de prendre un peu de hauteur sur le paysage, même lorsqu'il s'agissait d'une modeste colline, comme celle de Pinel à côté, qui fut l'une de tes dernières ascensions. La montagne, ce fut avec Monique, ton autre grand amour. Il y eut bien sûr les Pyrénées, ces belles vallées et le Barétous que tu as connu dans ton enfance, quand, quelque temps, pendant la guerre, tu trouvas l'abri du Béarn.

Plus tard, il y eut le Jura, ses forêts austères. C'est là que nous avons appris la montagne. Avec Monique, vous avez planté le bivouac au col de la Faucille. Tu as arpenté toutes les combes de ce Jura si rude, et comme on voyait si bien les Alpes de là-haut, on arpenta d'autres pentes, plus raides et plus hautes, avec le fidèle ami Alain qui nous apprit les nœuds de corde et le nom des fleurs.

Puis il y eut la haute montagne. Nous faisions une cordée un peu particulière, une cordée où — quelle classe — le père laissait à son fils le rôle de premier de cordée. Tu m'avais inscrit à la Compagnie des guides de Chamonix pour cela, j'avais 16 ans. Quel plus beau cadeau un père peut-il faire à son fils, pour qu'il prenne son envol et confiance en lui-même ? La Tour Ronde, la Dent du Géant, le Mont-Blanc du Tacul furent nos terrains de jeu. Des merveilles aujourd'hui ruinées par le réchauffement climatique qui t'inquiétait tant.

Plus tard, nous serons ensemble au rendez-vous de l'Himalaya, entre Annapurna et Dhaulagiri, un pays magique où tu découvris que les rhododendrons pouvaient faire 20 mètres. Jeune retraité, tu continueras, avec ta gourde et, si besoin, ton piolet, à crapahuter dans les Alpes, et même le GR20, dont tu étais à juste titre si fier, traversant la Corse trois semaines durant. Tes pas te mèneront jusqu'au Piton de la Fournaise, à la Réunion, à 73 ans passés.

Tu t'émerveillais de tout. La nature d'abord. La plus infime pousse vert tendre montrant son désir de vie, jusqu'aux espaces infinis vers lesquels tu ne cessais de porter ton regard, pour en découvrir le mystère.

Tu m'as bien sûr appris le nom des arbres, mais aussi celui des étoiles : Deneb, Aldébaran, Antarès. Tu m'as montré comment trouver dans le ciel la galaxie d'Andromède, à 2,5 millions d'années-lumière. Ces distances de géant, que tu connaissais toutes par cœur, te laissaient songeur. Plus près, les cratères de la Lune n'avaient aucun secret pour toi. Jeune homme, les nuits d'hiver, tu rêvais en traçant des cartes du ciel avec le télescope que tu t'étais fabriqué toi-même.

Ce début de vie ne t'avait pourtant pas laissé beaucoup de temps pour rêver. Dès le lendemain de tes 14 ans, tu dus quitter l'école. C'était comme ça… Tu commenças ta vie de travail dans une cave, à porter de satanés sacs de plâtre qui pesaient ton poids d'enfant.

Le travail, tu sais ce que c'est. Plus que tous ceux qui parlent aujourd'hui de « valeur travail » sans avoir jamais éprouvé ce que c'est que le travail, le vrai. Le réveil à 5 heures, quarante-cinq années durant, les produits chimiques qui auront été les premiers à blesser tes poumons, le salaire bien maigre au début, et que tu laissais sur la table de la cuisine de ta mère.

C'est dans l'optique que tu pus déployer tes talents. Travailleur, volontaire pour tout, tu appris le métier de la haute précision. Tu es la preuve de ce que la France sut faire lorsqu'elle faisait confiance à sa classe ouvrière et qu'elle avait un projet pour elle-même. Dans ce métier, où tu maniais les prismes et les lentilles les plus complexes, il faut l'infinie précision de la main et du geste, il faut la planche à dessin, il faut la trigonométrie. Tu n'avais que ton certificat d'études, mais tu appris à parler la même langue que les ingénieurs. Ils t'écoutaient. Les objectifs fish-eye embarqués dans les missions Apollo qui se posèrent sur la Lune sont tous passés entre tes mains expertes. Tu avais de quoi être fier.

Tu t'es élevé à force de travail. Et quand la reconnaissance tardait à venir, tu sus aussi te joindre, avec Monique, aux grands mouvements de grèves de 1968, qui arrachèrent ce qui semblait impossible : 35 % d'augmentation du salaire minimum.

Marcheur solitaire, tu n'en étais pas moins solidaire. Tu l'appris notamment sous le feu des balles, en Algérie. Quand on demanda à ta génération d'aller mater la révolte des Algériens, tu es allé faire ton devoir, traversant la Méditerranée en décembre — c'était la première fois que tu voyais la mer. Volontaire toujours, tu choisis, malgré ta réussite aux classes, de rejoindre « les copains », en opération, où, comme sous-officier au 1er régiment de tirailleurs algériens, tu encadras un groupe de voltigeurs. Tu appris là, pendant près de trois ans, ce que c'est que la guerre, des choses qu'on ne devrait pas connaître à cet âge : la peur du fer qui siffle autour des corps fragiles des jeunes hommes, la peur de mourir, et celle qui vous poursuit plus longtemps peut-être, la peine d'avoir dû donner la mort.

Tu as pleuré tes copains morts, parfois dans des conditions ignobles. Tu enrageais de cette injustice. Tu t'inquiétais encore il y a peu de ton camarade de combat, un « indigène » comme on disait, et qui resta « là-bas ». Mais, comme peu de gens en sont capables, tu ne te laissas pas ensevelir par la haine. Tu cherchas à comprendre pourquoi on t'avait joué ce mauvais tour, en t'obligeant à te battre du mauvais côté de l'histoire. Il y a peu encore, tu avais sur ta table de chevet un livre sur la tragédie des camps de regroupement, qui firent en Algérie tant de victimes.

Cette guerre qui tarda tant à dire son nom aurait pu nourrir ton scepticisme à l'égard du genre humain. Démobilisé, tu passas, il est vrai, quelques mois dans l'obscurité, jusqu'à ce que tu rencontres Monique. Deux années à vous fréquenter, puis un mariage de 66 années dont, le croiriez-vous, il ne fut fait aucune photo.

Et puis la vie, à deux d'abord. L'amour de deux jeunes gens, venus l'un comme l'autre de milieux fort modestes. Que vous étiez beaux. Monique, ravissante brunette, et toi, beau gosse dans ta chemise col 5e Avenue, à la mode à l'époque.

Votre boussole à tous deux : sortir d'une assignation de classe si longtemps intangible, sans jamais oublier d'où l'on vient. Vous vous êtes donné les moyens d'avoir une maison. Ce fut dur, tout le salaire allait dans un mur, dans une chaudière, et quand l'argent manqua pour le charbon, c'est l'élégance de Rémi qui fit livrer de quoi passer l'hiver. Heureusement, il y eut 1968, et les promotions bien méritées. Le nid fut achevé. Tu voulus la 204 Peugeot : il fallait que l'enfant qui viendrait puisse grandir dans l'insouciance d'une époque qui l'était encore.

Nous étions trois désormais à faire famille. Dans cette douceur de vivre, il y avait les jolies vacances, le temps de découvrir la France tous les trois. Riquewihr, Azay-le-Rideau, les plages du Débarquement, et combien d'autres lieux. La France, tu en avais l'amour : le pays, la langue, l'histoire. Tu en avais une idée généreuse et non repliée.

Là aussi, malgré ton certif, tu appris à distinguer le roman tardif du premier gothique. Tu découvris la noblesse du vin, amoureux autant des paysages de vignobles que des surprises que le raisin réserve. Tu étais curieux de tout. On t'avait privé d'école : tu te plongeais dans la botanique, dans ce que tu appelais « la grande musique », ou dans l'histoire de France qui te passionnait.

Avec toi, le chemin des vacances était toujours celui des écoliers, avec les blés comme paysage par la fenêtre de la Volvo qui remplaça la 204, et par-dessus le concerto n° 2 de Rachmaninov que tu aimais tant.

Nous avions tous les trois faim de bonheur. J'étais petit, je nous croyais éternels, comme ce bonheur ; tu m'appris doucement qu'il fallait apprécier chaque instant.

La vie est passée. Moi, j'ai grandi, je suis parti vivre la mienne. Monique et toi avez continué votre chemin.

La retraite bien méritée est arrivée. Et dire qu'il y en a qui cherchent aujourd'hui à nous culpabiliser d'en profiter trop longtemps. Tu disais d'eux que c'étaient des bandits. Dommage pour ces comptables : tu as pu profiter trois décennies de ce temps de vie justement acquis, pour toi et pour les tiens.

Tu as pu profiter longtemps de ta Monique, sans laquelle tu étais un peu perdu.

Tu as pu voir tes petits-enfants grandir. Anaïs, Arthur, et puis Julie. Tu en étais si fier, et tu as noué avec eux des relations très singulières. Eux-mêmes étaient fiers de leur Papé. Papé, ce surnom que tu t'étais choisi car il laissait entrevoir, derrière le vieil homme, l'aventurier qui ne t'a jamais quitté.

De l'amour, tu en avais à revendre. C'est pourquoi, tout au long de ta vie, à combien d'autres enfants as-tu donné l'affection qu'ils cherchaient auprès de toi. Beaucoup ont trouvé en toi ce que le montagnard cherche le soir, un refuge. Tu étais le papé.

Un papé qui étancha comme il put sa soif d'ailleurs. À 20 ans, tu voulais voir Madagascar ensoleillé ; on t'imposa l'Algérie. Mais tu connus plus tard l'Inde, le Népal et l'Indonésie, où tu convainquis Monique de te suivre : les Célèbes et les îles Togian, où tous les deux, seuls au milieu de l'océan, sur une case de bambou plantée sur le corail, vous avez sans doute passé la plus belle de vos nuits.

Oui, tu as pu jouir de la vie, même si, ces dernières années, tu avais un peu redescendu l'autre côté de la montagne. Tu citais Brel : « Le corps incline déjà la tête, étonné d'être encore debout. »

Avec l'âge, comme pour nous tous, les larmes te montaient plus souvent aux yeux. Quand tu regardais Monique, la peur de devoir un jour la laisser seule, ou qu'elle parte avant toi, te faisait pâlir. Larmes aussi en pensant à ton père, et le remords qui te prenait que vous vous soyez un peu ratés tous les deux. À ta mère aussi, Amalia, qui aimait tant son petit Jeannot. À ta sœur bien sûr, Maïté, dont tu étais si proche. À tes neveux, Alain et Yves-Marie. À toute cette belle famille, « le Béarn » comme on dit, et au milieu les figures de ta tante, Tatie Marie, et de Baptiste, charpentier ébéniste, qui t'a donné le goût du bois.

Tu chantais ; quelques notes entendues te donnaient des ailes. Brel, Brassens, Souchon, Reggiani, mais ton répertoire était plus vaste. Ces prochains jours encore, vous projetiez une chorale avec Monique. C'était le retour du Béarn, où le chant accompagne toujours le plaisir d'être ensemble.

Nous avons encore ta belle voix dans l'oreille, et nous nous demandons tous comment la faire durer un peu.

Voilà. Aujourd'hui, c'est l'heure de se dire au revoir. Tu pars, qui sait où ? Nous avons chacun de nous notre propre réponse à cette question.

Sache que j'ai le cœur content d'avoir eu la chance de rencontrer un tel homme. Et une chance plus grande encore que cet homme soit mon père.

Les mots que tu laisses derrière toi sont très simples : solide, courageux, juste, doux, humble, fort.

Adieu Papa.

Mon cher Papé

Anaïs, sa petite-fille

Merci à tous d’être là. Je voulais essayer de dire quelques mots.

« Mon cher Papé,

C’est très difficile pour moi de m’exprimer mais je vais essayer de te dire quelques mots pour t’accompagner dans ton dernier voyage.

Je suis tellement triste aujourd’hui de t’avoir perdu. Tu étais mon grand-père adoré. Je sais combien tu m’aimais et je chérirai cet amour pour toujours.

Je ne remercierai jamais assez la vie de m’avoir fait te rencontrer. Tu m’as tellement forgée. C’est grâce à toi que je suis la femme que je suis aujourd’hui. Après tous ces moments de bonheur à tes côtés, je garde ces souvenirs près de mon cœur pour toujours. Que cela soit les grands souvenirs comme tous ces étés passés à La Capelle à construire des cabanes, dormir sous la tente, faire la potion, aller au chaudron magique, à Wallaby, à la piscine des Maury, mais aussi les Noël en famille, notre voyage à la Réunion et ce dernier hiver dans les montagnes suisses. Mais, je chérirai aussi tous les petits détails de ta personnalité que nous adorions tous. Ta manière de ranger le lave-vaisselle, de couper le fromage de brebis, de tâter les fruits du verger pour s’assurer qu’ils soient mûrs, de chantonner des chansons françaises, de servir de la kaki plutôt que de l’eau pétillante, de mettre du bois dans la cheminée.

J’ai construit tellement tellement de souvenirs avec toi mais j’ai aussi eu l’impression de vivre plein d’aventures au travers de tes récits. J’aimais tellement t’écouter raconter tes histoires : quand tu donnais des cours de ski à l’école des neiges dans le Jura, ton voyage vers le Népal, quand les sangsues sont remontées le long de tes chaussettes ou quand tu faisais de la mobylette avec Sophie. Tu m’as aussi beaucoup parlé de tes courses de vélo quand tu étais jeune, comme la fois où tu es tombé en vélo et qu’une grand-mère a désinfecté tes plaies à l’eau de javel ou encore lorsque tu aurais gagné la course si tu n’avais pas eu une crampe au mollet dans le dernier virage.

Il y a aussi tes souvenirs de montagne dont tu nous parlais souvent : lorsque tu as vu un lynx dans le Jura, comment votre chienne Zoé ramassait les cailloux et usait ses dents, tes départs avec Papa depuis le pic du midi, ton incroyable course du GR20 ou lorsqu’à la fin d’une course, au bout d’un éperon rocheux surplombant les montagnes tu as vu un aigle en vol stationnaire.

Tu as eu une vie bien remplie, et surtout remplie par tes passions. Car tu étais un homme passionné par plein de choses : le vélo évidemment (avant en appuyant sur les pédales puis ensuite en regardant avec le tour de France) mais aussi les étoiles et l’optique que ton métier t’a fait découvrir. Et bien sûr la nature avec ton amour inconditionnel pour la montagne, ses glaciers et ses plus hauts sommets. Tu étais aussi un passionné des plantes, et notamment des orchidées, et tu as su transformer un terrain vague en un jardin magnifique plein de secrets et de trésors à découvrir.

Ce respect et cet amour de la nature tu me les as transmis. Tu m’as appris à regarder les oiseaux, étudier les plantes, comprendre leur fragilité. À faire attention au détail. À apprécier le temps qu’il faut pour qu’une plante fleurisse. À aimer les animaux. Tout ce que tu étais est tellement familier pour moi. Et tu étais quelqu’un d’exceptionnel.

Je ne suis pas prête aujourd’hui à te dire au revoir, mais j’y suis obligée. J’aurais tellement tellement voulu avoir d’autres conversations avec toi. J’aurais tellement aimé te garder près de moi un peu plus. J’aurais tellement voulu que tu me voies évoluer encore, que tu voies mes enfants. Évidemment que j’ai le cœur rempli de regrets. Mais je ne sais que trop bien que le vivant n’est pas éternel. Et je sais aussi que tu voulais partir en restant toi-même.

Tu vas terriblement me manquer.

Je t’aime. »

Chanson d'automne

Julie, sa petite-fille

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

À toi Papé

Paul Verlaine, « Chanson d'automne »

La page écrite à la main par Julie : le poème, décoré de feuilles d'automne et de notes de musique, signé « À toi Papé »

Les liens du cœur

Mila

La chose que j'ai apprise à tes côtés papé, et avec toi dada, est que les liens du cœur sont plus puissants que les liens du sang.

À chacune de mes venues, tu as tenu avec dada à me rappeler que tu m'aimais comme ta petite-fille.

Je me suis toujours sentie aimée et acceptée à tes côtés. Et je suis chanceuse de pouvoir dire que vous êtes mes grands-parents adoptifs.

Tu m'as ouvert ton cœur, tes bras et m'as montré ta valeur de la famille.

L'histoire que toi et dada préférez raconter à mon sujet est cette fois où je suis venue pour la première fois dormir chez vous.

Perturbée, je répétais vouloir rentrer à Bordeaux, mais aujourd'hui sache que je donnerais tout pour ne jamais rentrer et te revoir une dernière fois.

Pour ta force papé, ta résilience, tes histoires, ton amour des plantes, des animaux, de la vie et de ta famille.

Pour les musiques que tu chantes avec dada, pour ta bienveillance, pour tes siestes après les repas, pour ton intelligence sur tous les plans, pour l'amour que tu donnes, je t'aime papé.

À bientôt.

Pour toi tonton

Jennifer et Jessica Rey

Pour toi tonton.

Tu voulais tellement toucher les étoiles que tu en es devenu une.

Tu nous as éclairés par ta sagesse, ta tolérance, ton courage et ton humour tout au long de ta vie et tu resteras à jamais dans nos cœurs un repère quand la vie est douce mais aussi quand elle se fait difficile.

Tu as été un fils, un frère, un père, un grand-père, un oncle, un ami, un compagnon, un mari, et bien d'autres rôles encore mais surtout pour nous plus qu'un grand-oncle, un grand-père exemplaire digne d'admiration. Tu as su nous transmettre la foi de vivre ses rêves, d'assumer ce que nous sommes tout en respectant les autres dans leurs différences.

Merci d'avoir pris de ton temps pour nous enseigner la beauté de la nature, le bonheur des choses simples, la persévérance dans les épreuves et de ne pas oublier de rire et de chanter les louanges de la vie.

Tu seras pour toujours un exemple d'homme extraordinaire qui nous a montré le chemin pour vivre une vie pleine d'émotions, sans avoir peur des défis que cela entraîne.

Aux côtés de tata, vous avez tous les deux été essentiels à ce que nous sommes aujourd'hui. Ce que vous êtes fera toujours partie de qui nous sommes.

Après tant d'aventures, repose en paix tonton et merci encore.

Nous t'aimons.

À l'église

Papé ne croyait plus au ciel.

Il l'avait dit.

Mais l'église de Sainte-Livrade était un beau lieu pour lui dire au revoir.

Et ces lectures ont pu peut-être consoler ceux qui pleuraient.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Mt 5, 1-12a

En ce temps-là,
voyant les foules, Jésus gravit la montagne.
Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte,
si l'on vous persécute
et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Lecture de la première lettre de saint Jean

1 Jn 3, 14-16

Bien-aimés,
nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie,
parce que nous aimons nos frères.
Celui qui n'aime pas
demeure dans la mort.
Quiconque a de la haine contre son frère
est un meurtrier,
et vous savez que pas un meurtrier
n'a la vie éternelle demeurant en lui.
Voici comment nous avons reconnu l'amour :
lui, Jésus, a donné sa vie pour nous.
Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.

Psaume 41 — Mon âme te cherche toi, mon Dieu

Ps 41

R/ Mon âme a soif du Dieu vivant ;
quand le verrai-je face à face ?

Comme un cerf altéré
cherche l'eau vive,
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m'avancer,
paraître face à Dieu ?

Envoie ta lumière et ta vérité :
qu'elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu'en ta demeure.

J'avancerai jusqu'à l'autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu !

Pourquoi te désoler, ô mon âme,
et gémir sur moi ?
Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce :
il est mon sauveur et mon Dieu !

Prière universelle

Écrite par Marie-Noëlle, Bernard et Frank

1. Prions pour toi, Jean. Tu viens de nous quitter. Ta vie durant tu as marché dans la Lumière. Puisse-t-elle nous éclairer.

2. Prions pour les siens, Monique son épouse, Frank son fils, Anaïs, Arthur et Julie, ses petits-enfants. Que l’affection qui les unit et l’amitié qui les entoure les aident à supporter l’épreuve.

3. Prions pour tous ceux qui connaissent la souffrance, la longue maladie, la dépendance. Prions pour toutes ces familles qui viennent de connaître une terrible tragédie dans ces vallées de l’Himalaya que Jean a eu le bonheur de connaître.

4. Prions pour l’Église et le monde. Que la paix s’épanouisse un peu plus chaque jour dans nos cœurs et autour de nous.

Ils et elles ont écrit

Les mots écrits à Monique et à la famille.

Toutes mes sincères condoléances à toi Monique. Vous êtes mes 3ᵉ grands-parents. Merci pour tout ce que vous avez fait pour Anaïs et moi.

Jean était un homme formidable, bon, bienveillant et aimant. Je suis aussi triste que pour le départ de mon propre grand-père. Merci pour tous ces moments depuis que je suis enfant. Je vous aime.

Loïck

Ma chère Monique,

Je suis Clémentine, la fille de Jean-Louis et Anne. Je te fais ce message vocal. Je suis dans le bus pour aller au travail. Je viens d'apprendre la nouvelle et je suis vraiment désolée.

J'ai de très bons souvenirs de Jean : des conversations très intéressantes, une humanité comme on n'en voit plus. Un vrai rayon de soleil, tout comme toi ! Vous êtes un formidable couple qui m'a profondément marquée.

Je suis de tout cœur avec toi. Je t'envoie mes affectueuses pensées ainsi qu'à toute ta famille. Je vous embrasse très fort et je pense très fort à toi. À bientôt.

« Il n'y a pas de hasard dans les rencontres… Les rencontres les plus importantes ont été préparées par les âmes, bien avant que les corps ne se voient. » (Paulo Coelho)

Clémentine

Mes bien chers Monique et Frank,

C'est avec une profonde émotion et tristesse que j'ai appris le décès de Jean, et je tenais à me joindre à vous par la pensée en cette période douloureuse.

Jean en aura marqué des vies ! Par son humanité profonde, par sa sensibilité, par sa générosité, par son entrain contagieux et sa joyeuse compagnie, tel que je l'ai connu.

Que dire, que je vous ai connus, Monique et Jean, et Frank bien sûr. Aujourd'hui, je réalise à quel point je suis restée attachée à vous.

Je vous embrasse. Nous nous reverrons.

Marie-Claude

Chère Monique,

Je viens d'apprendre par Yves la disparition de Jean. Je te présente mes plus sincères condoléances. Je pense bien à toi.

Amitiés

Annick

Madame Mouly, recevez nos sincères condoléances. Nous n'oublierons pas votre gentillesse et vos fous rires (et chanteurs…).

Pensons bien à vous.

Isabelle et Thierry

Madame Joly,

Je vous adresse toutes mes condoléances pour votre époux. Je garde un très beau souvenir de vos visites au magasin de pommes.

Je pense à vous ainsi qu'à votre famille dans ces moments douloureux.

Magalie

Voilà arrivé ce moment que tu n'aurais jamais voulu voir arriver chez vous.

Les douces paroles de consolation, tu les as déjà toutes entendues, reçues.

Alors, je viens, moi aussi, sur la pointe des pieds, en semer d'autres sur le champ de ton cœur.

C'est le moment où tout bascule. C'est le moment de chercher ce qui se dérobe à la vue.

Et là, tu as du boulot : en toi, au-delà de l'horizon.

Continue à garder les fenêtres et les portes de ta personnalité ouvertes, et tu percevras la magie de l'au-delà. Chacun a son interprétation. La tienne est personnelle.

Tout procède par étapes et rencontres. Les souhaits qui ont de la substance et de la sincérité se réalisent. Françoise et Philippe, qui font partie de belles rencontres, nous donnent de tes nouvelles.

Et si ce petit mot te trouve dans un brouillard cotonneux (quoique tu es plutôt une personne qui explose de vie), alors tu sentiras une percée de lumière, d'amour pour toi.

Anne

Chère Monique,

Je n'ose pas venir vous déranger en cette période douloureuse. Je tiens à vous exprimer mes plus sincères condoléances. Mes pensées vous accompagnent dans cette épreuve.

Je vous envoie mes pensées les plus affectueuses.

Lucienne

Adieu Jean. Toute notre affection et notre amitié pour toi Monique, et pour toi Frank et tous les tiens.

Bernard et Marie-Noël

Faire ses adieux à des personnes que l'on apprécie n'est pas simple. Ça fait mal. Vous faites partie tous les deux des belles rencontres de ma vie. Votre gentillesse, votre bienveillance et votre bonne humeur m'accompagneront. Sincères condoléances.

Martine et Patrick

Nous ne t'oublierons pas Jean. Pour tous les moments passés avec toi et ta très grande gentillesse.

Cathy et Alain

Odette partage votre peine.

Odette

Pour Jean, cet homme magnifique !

Joëlle

Jean, une belle personne nous quitte. Son souvenir reste présent !

Serge

De tout cœur avec vous.

Anne et Jean-Louis

On va garder ton souvenir, Jean !

Anna et Wolfram

Nous vous présentons nos bien sincères condoléances.

Manu et Corinne

Tu es le petit cheval blanc, où que tu sois on te suivra, c'est sûr que là on chantera !

Françoise et Philippe

De tout cœur avec toi dans ces moments difficiles. Beaucoup de courage Monique, et aussi à toute ta famille.

Chantal et Jean-Luc

C'est avec beaucoup de tristesse que nous sommes là aujourd'hui. Sincères condoléances.

Michèle